Hortense Merisier

Miscellanées de prose, vers, pensées, remarques, interrogations, (auto-)critiques, avec cynisme, humour, douceur ou tendresse…


#38 La Maison des Feuilles

Depuis presque un mois que je suis sur cette lecture invraisemblable et exceptionnelle, je suis convaincue que ce n’est pas pour tout le monde. Les bons lecteurs le savent : il y a différents niveaux de difficulté de lecture. Que ce soit le style, le sujet, la façon de raconter l’histoire, l’univers ou la philosophie cachée derrière, certains livres sont objectivement plus difficiles à lire que d’autres. Ceci indépendamment de la qualité.

Comme jeune lectrice, je l’ai expérimenté : j’ai commencé avec la collection « Ma jolie bibliothèque » (ben à 6 ans, c’est dur), enchaîné avec la « Bibliothèque rose » (et lu tous les Club des cinq que j’ai pu trouver), poursuivi avec la « Bibliothèque verte » (à 8 ans, c’est dur aussi), continué avec les romans jeunesse (Gudule, si vous me lisez, sachez que vous avez bercé mon enfance) et suis rapidement passée aux rayons adulte. Dans le village de mon enfance, la bibliothèque était minuscule et je lisais beaucoup (merci papa).

C’est comme ça qu’à 12 ans, j’ai commencé à lire un peu tout et n’importe quoi, piochant au hasard dans les étagères et me retrouvant aléatoirement avec un essai sur la colonialisation, un roman historique ou des romans d’amour. A 13 ans, j’ai encore ouvert mon champ de lecture et découvert dans la bibliothèque de mes grands-parents (merci à eux aussi) des classiques de la littérature française, tout en continuant à piocher indifféremment au rayon jeunesse, dans les essais, la littérature contemporaine, et lisant un peu de tout, juste pour voir.

La Maison des Feuilles est un roman qui, de mon point de vue, se lit presque tout seul. Certains jours, je suis perdue dans les notes de bas de page, ou dans la mise en page si particulière, mais globalement, je le trouve moins pénible que ce que je redoutais. Pourtant, je sais que d’autres auraient plus de mal. La majorité des gens que je connais, en fait, s’y casseraient les dents. Même en allant dans mon cercle le plus large de connaissances, je ne connais probablement que trois ou quatre personnes qui seraient en mesure de le lire sans le refermer avant la page 15.

Mais si vous dépassez tout ça, vous comprendrez pourquoi c’est un chef d’oeuvre. Pour moi, c’est un roman du niveau des Misérables de Victor Hugo ou de Harry Potter (en ne comptant que les 7 tomes) de J. K. Rowling, le genre de roman que je n’aurais aucun mal à citer si on me demande quels sont mes 5 romans préférés.

Et je dis ça alors que je ne l’ai même pas fini.

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